Revue de presse #9 : protection et patrimoine

77 # PATRIMOINE 2019  DU PAYS DE BUCH/

– Le bac « L’Escalumade » a son port d’attache à Lège-Cap Ferret où il navigue depuis 2003. Dans son numéro du 11 mars dernier, « La Dépêche du Bassin » rappelle que les activités autour de cet emblématique bateau du Bassin sont organisées par une association, présidée par Pierre Decoudras et qui compte 54 adhérents âgés de 12 à 84 ans. Une association particulièrement active puisqu’elle a organisé, d’avril à septembre  2018, cinquante-deux sorties, une tous les trois jours. Elle sont consacrées soit à des sorties entre amis ou en famille, soit à des excursions pour des scolaires, des malades, des handicapés ou des entreprises, soit encore pour participer aux différentes fêtes qui se tiennent sur le Bassin durant l’été. Mais ces sorties ne peuvent se faire que grâce au dévouement d’équipiers  bénévoles, de responsables de l’information ou de l’entretien du bateau.

« Mais c’est à ces conditions que la pratique de la voile traditionnelle du Bassin peut se maintenir » a souligné Philippe de Gonneville, maire-adjoint de la commune. Lorsque cette activité est associée à des actions tournées vers les plus faibles, c’est encore mieux. Rénové par le chantier Bossuet pour 25 000 €, « L’Escalumade » se fait actuellement admirer durant le Salon nautique d’Arcachon. 

– Le Parc naturel marin. (P.N.M.) Le Comité de gestion de cet organisme officiel, présidé par François Deluga, vient  de tenir sa réunion pour 2019, chargée d’établir son plan d’action, ainsi qu’en rend compte David Patsouris dans « Sud-Ouest » du 3 avril dernier. Il s’agit, rappelons-le, pour ce PNM de protéger le patrimoine naturel fragile et précieux du  Bassin en tous domaines. C’est pourquoi, il vient de décider de réhabiliter 75% des friches ostréicoles qui encombrent le Bassin. Une opération lourde qui doit établir une cartographie des lieux, des tests de réhabilitation de friches et la valorisation des coquilles retirées. Coût de l’affaire : près de 400 000 €.

Autre décision : une étude pour déterminer les stocks de poissons qui peuvent être pêchés dans le Bassin, sans nuire aux objectifs de Natura 2000. Il s’agira ensuite de mieux connaître le milieu des neuf réservoirs à poissons du Bassin et de travailler à la restauration des herbiers de zostères, essentiels pour la survie des poissons.  Enfin, des sonomètres seront disposés dans les eaux océaniques proches du Bassin et dans celles de ce Bassin pour étudier la population, la vie et le passage des cétacés dans ces zones.

Une étude va démarrer sur 36 mois afin de mieux connaître le fonctionnement des eaux dans le Bassin, les flux de sable et la dynamique des passes afin, dit le président Deluga, « d’avoir une vision d’ensemble de l’hydrologie du Bassin ».

Dernier objectif dans cette campagne du PNM : chercher à obtenir une meilleure connaissance sur la fréquentation et les flux sur le Bassin afin de concilier la préservation des écosystèmes avec les activités pratiquées sur le Bassin. « Vaste programme ! » conclut David Patsouris.

Huppe fasciée (Upupa epops) – Crédit photo : Centre de sauvegarde de la LPO Aquitaine

– Le Centre de soins de la Ligue de protection des oiseaux d’Audenge en est à ses 3000 animaux qu’il a déjà soignés, comme le souligne « La Dépêche du Bassin » dans son numéro 1160. Ce 3000ème « patient » est un chevreuil mâle adulte heurté par une  auto. Car, si les derniers pensionnaires arrivés au Centre sont un hibou et plusieurs cormorans blessés, on n’y ne soigne pas que des oiseaux.  On s’y occupe de tout le patrimoine animalier du secteur. Une tortue cistude a été sauvée ainsi qu’un lézard occidental mordu par un chat. La LPO réalise ainsi un travail régulier et généreux pour protéger la faune patrimoniale  du Bassin.

                                                                                             J.D.