Auteurs de sortie : plumes alertes, inspirations fertiles !

# 91 – La presse en parle

par Jean Dubroca

* Littérature.

– « La fée du Bassin » par Charles Daney.

On lit sur Internet le compte-rendu de ce conte. C’est la poétique histoire d’une fée qui sait tout sur ce monde étrange que forme le Bassin, aussi bien dans ses paysages que dans son histoire et dans ses légendes : les remous des passes, les ardeurs des courants, les pirates plausibles, les vieux métiers, la légende de la chèvre d’or, Thomas Illyricus…

Complice du Roi des sables, un  vieux bougon, la fée défend avec lui le Bassin contre l’Océan qui en a bien besoin en ce  moment. Ils finissent par se marier et seront sans doute très heureux.  Dans la veine des subtils « Contes de la Mer, de la Lande et du Vent » (Loubatières ed.1990) et au fil des thèmes des  dix-sept contes bien dans le style poétique et humoristique de l’auteur, on sent souffler ces vents de l’Océan qui, pénétrant jusqu’à Saint-Symphorien,  faisaient rêver François Mauriac enfant, on perçoit  les clapotis des marées montantes qui transforment en un instant les multiples visages du Bassin et l’on erre dans ces landes de Lüe où le temps semble se mesurer autrement qu’ailleurs. GesteEditions

– « Macaron et Canelé : ronron sur le bassin d’Arcachon » par Camille Piantanida.

On retrouve ici les deux chatons bordelais qui vivent une nouvelle aventure au cœur du Bassin. Ils y découvrent des lieux inattendus comme un château d’eau que des souris remplissent, le phare du cap Ferret et ses lueurs lointaines ou bien les souterrains qui serpentent sous la dune du Pilat, comme chacun le sait. Un plaisant moyen de faire découvrir le Bassin aux enfants, tout en les faisant rire et rêver. (Mollat Éditeur- 10 €).

– «  Sous la forêt : pour survivre, il faut des alliés » par Francis Martin.

Dans notre région forestière, voilà un ouvrage qui ne devrait pas manquer d’intérêt pour ceux qui y vivent. On sait, depuis peu, que les arbres ne se contentent pas de pousser. Il existe entre eux de curieuses corrélations, d’étranges symbioses qui en font des êtres vivants d’une vie mystérieuse et qui semble éternelle car toujours renouvelée. C’est pourquoi, sans soute, l’arbre a été, dans les lointains siècles passés, l’objet de vénération et même d’adoration. Aujourd’hui, on pratique la thérapie de l’embrassade des arbres dont les vibrations éliminent les blocages du corps en reliant l’homme aux forces vives de la Terre. Mais c’est sur un plan scientifique que se place Francis Martin. Il relate ses études et ses découvertes sur l’univers des arbres et sur leur interaction avec les champignons. Une chaîne vivante qui sert à Francis Martin à démontrer les fragilités des forêts et la nécessité de les protéger. (Humensciences éditeur. 19,90 €).

* Patrimoine/ Environnement.

– « Les journées mondiales des Océans ».

Plusieurs activités ont eu lieu sur le Bassin pour sensibiliser le public à la connaissance de cet univers de plus en plus menacé par les pollutions de toutes sortes. Parmi les manifestations évoquées par « Sud-Ouest » du 8 juin, sous la plume d’Anne Laure de Chalup, dans son édition « Bassin », on est informé sur celles qui ont  été organisées par le parc naturel marin du Bassin, lequel fête  ses cinq ans d’existence. Elles ont permis aux visiteurs de mieux le connaître. Ils ont eu la possibilité de découvrir par diverses visites les coulisses des métiers du parc marin ou ses paysages : ports, près salés, ou réserve ornithologique. Dès le vendredi 7, des projections de films montrant les richesses de la faune du Bassin ont eu lieu sous un chapiteau installé au port de La Teste, tandis que, lendemain, le public a pu débattre avec tous les responsables du parc marin des questions qu’il peut se poser à son sujet afin qu’il le comprenne et se l’approprie.

* LITTÉRATURE.

– « Pyla sur meurtre » par Bertrand Dumeste.

– Après « Meurtre  sur le Bassin », voici le deuxième polar de cet auteur qui est aussi correspondant pour « Sud-Ouest ». C’est  « La Dépêche du Bassin »  du 6 juin qui en rend compte et c’est encore le Bassin qui inspire l’auteur avec l’histoire étrange d’un entrepreneur local, Louis Monticet, qui s’accuse d’un meurtre. Mais, lorsqu’il conduit la police sur les lieux du crime…plus de cadavre ! C’est un mystère des plus épais qui commence. Il sera résolu par deux femmes : Camille, futée, bornée, gaffeuse et par Maud, débrouillarde et opiniâtre. Bertrand Dumeste confie : « J’ai une tendresse particulière pour les personnages féminins alors que je fais les hommes méprisables ». Il dit aussi qu’il met dans ses personnages un peu de lui-même et un peu des gens qui l’entourent. Le meilleur moyen de donner une vie charnelle à ses personnages et  intérêt à une intrique originale. (Geste Noir éditeur).

« Des Russes au Courneau » par Éric Molodtzoff et Michel Grand.

– Éric Molodtzoff s’est intéressé à l’étonnante vie de son grand-père russe qui s’est engagé pour la France en 1915, avec 20 000 de ses compatriotes, en échange d’un armement moderne promis au tsar par la France. (A-t-il été livré ?). Après deux ans d’âpres combats du contingent russe sur le front ouest, la révolution éclate en Russie. On éloigne aussitôt les jeunes soldats du front, de peur que les idées bolcheviques n’imprègnent les autres combattants. On enferme les Russes au camp de la Courtine, ce qui finira par un bombardement des lieux dont les occupants ne veulent pas rendre leurs armes. Et voilà le grand-père déplacé à Vesoul où il casse des cailloux puis transféré  au Courneau où la discipline, pourtant très militaire, a du mal à contrôler les Russes qui courtisent les françaises et qui sont nombreux à passer leurs journées en buvant de la vodka tandis que leurs officiers festoient au Grand Hôtel et   scandalisent la ville. Arrive 1918, le grand-père reste en France et s’y marie. Éric Molodtzoff estime que le souvenir de ces jeunes soldats est trop méconnu en France. D’où ce livre, dont il a offert un exemplaire au président Poutine.  Et aussi la pose d’une stèle dans la nécropole nationale du Natus rappelant le passage de ces amis de la France. On lira d’autres intéressants détails sur le sujet dans « Sud-Ouest » du 7 juin (Édition Bassin) sous la plume d’Anne Laure de Chalup.

– « La femme au tableau » par Geneviève Gaultier.

– Déjà auteure d’une bonne centaine de poèmes, cette écrivaine se confie à Jacky Donzeaud dans « Sud-Ouest » du 8 juin (Édition Bassin) : « En juin 2017 une idée de ce roman est brusquement née en moi car j’ai alors fait un lien entre mon tableau représentant une femme sous une ombrelle et un récit dont pourrait être la trame. ». De plus, Geneviève Gaultier dit avoir mis beaucoup d’elle-même dans ce personnage  puisqu’il s’agit d’un peintre, Louise Marot. Elle vient en vacances sur le Bassin et qui y connaîtra l’amour, la passion, l’amitié ce qui la conduira à New-York, comme dans un rêve américain qui se réalise.

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* A4PM éditions. (15 €). Informations laplumetlepinceau@gmail.com

– « Le chant d’une sirène ». Nouvelle de Pauline Charriaut.

– Autre information de Jacky Donzeaud : l’Association des membres des palmes académiques de la Gironde a récompensé la nouvelle d’une lycéenne gujanaise qui concourait dans le cadre du « Prix de la jeune nouvelle de Maupassant ». Cette année, le thème imposé devait évoquer les valeurs républicaines. Pauline Charriaut a choisi d’en parler en évoquant la danse afin de créer la confusion chez le lecteur. Une originalité qui a du séduire un jury exigeant.  

                                                                                             J.D.  

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