Histoire, tradition et progrès

# 91- REVUE DE PRESSE.

– PATRIMOINE / LA PINASSE ÉLECTRIQUE.

Dans « Sud-Ouest » du lundi 10 juin, Bruno Béziat écrit sur un bateau qui devrait connaître un bel avenir. Pourtant,  il s’agit ici d’une pinasse tout à fait traditionnelle. Seulement, voilà : elle est équipée d’un moteur électrique. Une évolution comparable à la formidable transformation que fut, au siècle dernier, l’adaptation du moteur qui fit des « pinassottes » des « pétroleuses ».

La première construite de ces nouvelles embarcations électriques, d’abord appelé tillole, a été mise au point en 2008 par Virgile Lauga, un spécialiste du moteur électrique puisqu’il a travaillé sur la conception et le fonctionnement de tramways et de bus électriques. La « tillole » c’était le nom donné à un  type de bateau léger,  pointu à la proue et à la poupe, qui naviguait sur le Bassin et sur l’Adour. C’était là une manière de rattacher, par le vocabulaire, ce bateau moderne au riche passé formé par la navigation sur le Bassin, depuis des siècles.     

Si la première tillole, baptisée « La Silencieuse », a disparu dans un  accident, Virgile Lauga, associé à  Jean Mazodier, n’a pas renoncé à son projet. Au contraire, il a voulu monter en puissance dans ses recherches et il  a mis au point un bateau plus performant, via un fonds de navigation nommé « Bionav». Car les deux associés sont persuadés que la navigation électrique va se développer dans la marine autant que  pour la circulation routière. Leur nouveau bébé, la « Silencieuse 2 », navigue à cinq nœuds et possède une autonomie de huit heures, largement ce qu’il faut pour une balade tranquille sur le Bassin. D’autant plus tranquille « qu’elle se fait en complet silence, avec l’impression de glisser sur l’eau, comme avec un voilier », confie un passager à Bruno Béziat. Il fait observer qu’elle apporte de la sérénité aux navigateurs car ils savent qu’ils respectent l’environnement et diminuent la pollution. Car l’intérêt de la pinasse électrique, c’est bien  de profiter de l’esthétique de ces belles embarcations arcachonnaises, si bien adaptées aux eaux du Bassin, sans y apporter les nuisances sonores ou olfactives lâchées par les moteurs thermiques. Et voici le modernisme associé à la longue tradition maritime et à ses transformations toit au long des siècles.    

Pour parvenir à construire ce nouveau bateau, Virgile Lauga et Jean Mazodier ont créé I2EF (Ingénierie électronique embarquée et formation)  et une société, e-marine, puis ils se sont appuyés pour le réaliser sur un fonds de dotation appelé « Bionav ». L’affaire a bien réussi puisqu’aujourd’hui, leur flotte est constituée par quatre pinasses qui deviennent les outils efficaces d’une nouvelle conception de la navigation de plaisance. Grâce à ces quatre pinasses, certes, les particuliers pourront découvrir le Bassin, avec un guide, dans les meilleures conditions. Mais les deux compères veulent aller plus loin en favorisant « la navigation collaborative », c’est à dire le partage des bateaux. Une philosophie tout à fait dans l’air du temps et dans ce que recherche le parc naturel marin.

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Contacts : http//pinasse.electrique.fr

Tel : 06 06 67 45 55

– PHOTOGRAPHIE.

– Dans son numéro du mardi 11 juin, « Sud-Ouest » présente un hors série intitulée « Bassin d’Arcachon. Avant-Après » (*). L’ouvrage vient à point car nos paysages changent si vite qu’une vision sur ce qu’ils furent et sur ce qu’ils sont devenus constitue une trace historique des plus intéressantes. L’album porte en sous-titre « 400 images de 1900 à nos jours ».  Et le journal de souligner que le lecteur trouvera 250 documents allant de la photo ancienne à la carte postale. Et pour montrer l’évolution sinon la révolution des paysages du Bassin, des plus connus aux plus secrets, Quentin Salinier, le photographe de « Sud-Ouest » a  eu la bonne idée de placer son objectif  exactement dans le même angle que celui choisi par son lointain confrère, voici plus d’un siècle. Puis les deux clichés sont disposés l’un à côté de l’autre, comme dans un jeu de miroirs. le tout accompagné de légendes basées sur les commentaires d’historiens locaux enregistrés sur vidéo. Et le journal d’écrire : « Effet de surprise et étonnement garantis ». Conclusion de l’article : « Ce hors série se lit tel un voyage dans le temps ».

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 (*) 164 P. 15 €. En vente dans tous les kiosques et sur le site de la librairie Mollat.

– PATRIMOINE / L’ASSOCIATION  OKÉANOS.

– Sabine Luong rend compte de l’assemblée générale de l’association testerine « Okéanos » dans « Sud-Ouest » 11 juin. Elle rappelle que cette association, présidée depuis vingt ans par Michel Doussy, s’est organisée pour l’observation, l’étude, la connaissance, la transmission pédagogique dans tout ce qui concerne le biotope et le littoral marin. Elle a multiplié les actions de communications sur ces sujets. De plus, Okéanos a constitué une importante collection de matériel de pêche, de leurres de chasse anciens pour gibier d’eau ou d’appeaux très souvent aussi artistiques qu’originaux. L’association sera désormais présidée par Joël Confoulan, d’Andernos. Déjà président  du  Conservatoire patrimonial du Bassin, il souhaite renforcer l’identité locale par la connaissance du patrimoine commun, dans le but  de faire connaître le Bassin, de le partager mais aussi de le protéger.

– LITTÉRATURE / ROMAN.

– On a pu lire dans « Sud-Ouest » du 7 juin un article de Bernadette Dubourg consacré au roman du journaliste et historien Henri Weill. Titre du livre écrit à Arcachon : « Moi, Oscar Ziegler, dernier Compagnon de la Libération ». (*)

À travers ce personnage imaginaire, l’auteur entend rendre hommage au courage et à l’abnégation montrés par ces hommes et ces femmes qui, pétris de ces valeurs que sont la liberté et l’image de la France, ont rejoint dès 1940 le général de Gaulle, soit dans les FFL soit dans les FFI. Oscar Ziegler  serait donc l’un d’eux. Ce personnage est inspiré par Daniel Cordier, qui, encore lycéen, s’est engagé dans le combat pour la France Libre et qui deviendra le secrétaire de Jean Moulin. On suit Oscar, depuis les premières expériences de sa jeunesse jusqu’à sa vieillesse où il se remémore l’aventure que fut sa vie. D’un jour à l’autre il est passé du monde de l’insouciance à celui, terrible, de la guerre. Avec lui, deux autres jeunes copains partageront ce départ vers un impénétrable avenir. Ils s’encourageront en évoquant Arcachon où ils ont passé d’heureux  moements. L’âge venu, Oscar dit qu’il s’amuse alors à évoquer un jour sa prime enfance, un autre son enfance, encore un autre à ses chagrins d’amour et un autre encore à tous ses copains et à tous les dangers qu’ils ont partagés. Si bien que  le livre constitue une excellente information sur ce que furent les combats de ces Compagnons soit sur les champs de bataille soit dans la guerre secrète, tout aussi dangereuse. Mais, autre intérêt, le récit révèle toujours une attachante richesse humaine. Et, finalement, sa lecture, dit Henri Weill, entraîne à se poser cette question : « Si j’avais eu 20 ans en 1940, qu’aurais-je fait ? ». Tant de destins différents ont basculé alors suivant la réponse…                                                                                                                                   J.D.

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 (*) 222 p. Mareuil Éditions. 19,90 €.

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