#130# Lectures: grosse moisson et nouveaux talents de l’été !

Revue de presse n°130/23.7

                              *  REVUE  DE  PRESSE N° 130 : LITTÉRATURE   *

par Jean Dubroca

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                                              * ACADÉMICIENS  À  L’ŒUVRE *

+ « La Dépêche du Bassin » du 7 juillet consacre un long article, signé A.D., à nos confrères Charles Daney et Denis Blanchard-Dignac, au sujet de leur dernier ouvrage en date intitulé « La petite histoire de  Lège-Cap Ferret. La presqu’île », préfacé par Philippe Starck, (*) dont les deux auteurs disent : « C’est la terre la plus récente de France ».

+ « La Dépêche du Bassin » du 7 juillet consacre un long article, signé A.D., à nos confrères Charles Daney et Denis Blanchard-Dignac, au sujet de leur dernier ouvrage en date intitulé « La petite histoire de  Lège-Cap Ferret. La presqu’île », préfacé par Philippe Starck, (*) dont les deux auteurs disent : « C’est la terre la plus récente de France ». Denis Blanchard-Dignac dit : « Charles Daney a tenu la plume mais a tenu compte de mon travail ». Il ajoute : « Charles Daney a traité de tout ce qui concerne le littoral depuis l’origine. Moi, je tenais à écrire sur le thème : quand le Cap Ferret sera inondé ». Ils ont aussi évoqué la présence de nombreux artistes sur lesquels, disent-ils, « la presqu’île a eu des effets sur leur créativité ». Enfin, ils parlent d’une des sources de leur livre : « Les medias et Internet nous ont permis de mieux connaître  les réactions et perceptions du Cap Ferret qui est une île où le comportement est un peu particulier ». Autre précieuse source qu’ils ont utilisée : les vingt kilos d’archives sur le Mimbeau que leur a confiées Jean Mazodier, le président de l’association Protection et aménagement de Lège-Cap Ferret. D’où une de leurs conclusions : « Lège est plutôt sorti du Médoc alors que le Cap Ferret a été bâti par le sable mais aussi par les travaux de Ruat et de Lesca ».

Enfin, ils dégagent quelques unes de leurs réflexions sur leur travail : « Que sera demain ? L’avenir sera ce que nous le ferons. Nous avons la compétence technologique. Mais nous devons modifier nos comportements individuels et collectifs. Ce livre est peut-être un appel à la solidarité ». 

(*) Éditions La Geste. Voir Bassin Paradis du 13 mai 2021.

+ Jeanne Faivre d’Arcier : « Meurtre sur Garonne. Cristal noir ».  (*)

– Elle présente actuellement son dernier ouvrage « Meurtres sur Garonne. Cristal Noir ». Elle l’a résumé ainsi pour Laurent Néglo, dans « Sud-Ouest » du 19 juillet : « Ce roman policier se déroule dans le milieu homosexuel du quartier des Chartrons à Bordeaux. Il raconte l’histoire de deux garçons trentenaires qui vivent une rencontre amoureuse quand l’un des deux disparaît. Aussitôt, s’ouvre une enquête de la P.J. bordelaise sur cette disparition inexpliquée qui mène les policiers sur les traces d’un tueur en série. C’est aussi un Bordeaux caché que je dévoile dans ce livre ».

Le journaliste précise : « Les Bordelais retrouveront nombre de quartiers connus comme le marché des Capucins ou les quais de bord de Garonne ». Ajoutons que le récit, qui ne manque pas d’humour, est marqué par des personnages hauts en couleurs tels les deux enquêteurs : la capitaine Sidonie Sallenave et son adjoint Thomas Belloc. La première est un femme au tempérament qui élève seule ses trois moutards turbulents, le second est un brillant lieutenant, secrètement gay. Au cours de leurs recherches, qui les mèneront loin de Bordeaux et encore plus loin dans le temps, ils croiseront d’autres personnes pittoresques, tel Camille qui, flanqué de Cristal noir, son Schnauzer géant, recherche aussi le disparu. Le journaliste conclut : « Le lecteur est tenu en haleine du début à la fin de ce thriller particulièrement bien mené. »

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(*) Voir aussi revue de presse n° 128. Geste Édition. 481 p. 13, 50 €.  En toutes librairies et Maisons de la Presse.   

                                      * LE BASSIN  EN  VEDETTE  *

+ « Un musée à ciel ouvert à Arcachon : le cimetière des Abatilles » (*)

– S’il y a bien un site où l’on peut apprendre beaucoup de choses sur l’histoire d’Arcachon, c’est bien dans son cimetière, créé il y a cent soixante ans. Aimé Nouailhas s’est montré depuis longtemps spécialiste du lieu. À son tour, la Société historique du Pays de Buch vient de publier une intéressante brochure-guide illustrée qui permet de visiter ce cimetière arcachonnais, « situé dans un cadre et un environnement exceptionnels ». Elle propose trois circuits qui permettent de visiter ce lieu de mémoire, chacun à son rythme. Les sépultures, souvent fort artistiques, sont présentées avec un court texte qui constitue aussi une évocation du souvenir des défunts dont certains furent les pionniers d’Arcachon, tel François Legallais dont la Ville entretient pieusement la mémoire. Mausolées, chapelles, monuments ou plus simples tombeaux, tous disent ce que fut le passé de la ville. Enfin, une large part est faite au carré militaire, « en hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la Patrie ». Et rien n’empêchera le visiteur de méditer sur le souvenir plus fort que la mort.  (Source : Brochure SHAA).

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(*) En vente dans plusieurs librairies et à la SHABA, au M.AAT. (7€).

+ « Les Châteaux de sable » par Pierre Féry (*)

– C’est le premier roman  de ce journaliste dont on sait bien qui l’a inspiré, lorsqu’il raconte l’histoire de ce milliardaire, sir Romuald Drummond, qui débarque en plein hiver à la pointe d’une presqu’île, pour y bâtir une maison sur un terrain rogné par l’océan. De quoi intriguer les habitants du lieu, depuis l’instituteur désenchanté au curé à la Porsche verte, en passant par un maire dépassé par les événements.

Qu’est donc venu chercher en ce lieu ce géant roux tatoué ? Serait-il fou ? Ou bien un authentique fantôme des Highlands comme le soutiennent les vieux pêcheurs ? Ou tout simplement un homme conscient de ses actes désespérés devant un monde qui s’écroule ?  Tel un miroir des âmes, la présence de « l’Écossais de la Pointe » aura, quoi qu’il en soit, un avenir sensible sur la petite vie bien rangée de ceux qui l’épient, les ramenant à leur propre condition. « Un premier roman à l’intrigue serrée, aux personnages attachants et mystérieux, dans une écriture soignée », peut-on lire sur ce livre. (Source : éditeur).

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(*) Éditions Terres d’ouest. 352 p. 11,99 €.

+ Le Bulletin 189 de la Société historique du Pays de Buch. (*)

– Ce dernier bulletin est fort intéressant avec ses huit communications. Parmi elles, on notera le travail de Francine et Bernard Agard-Lavallé. Intitulé : « Arcachon et la guerre civile espagnole dans le golfe de Gascogne ». Il attire l’attention sur un sujet fort mal connu jusqu’alors puisqu’il évoque les effets de cette guerre chez nous, à partir de mars 1937.  À commencer par les mines à la dérive dans l’océan ou la tragique errance des bateaux de réfugiés quittant Santander par le dangereux golfe de Gascogne. Tragiques aussi les nombreux corps retrouvés dans les eaux, certains portant des traces d’exécution sommaire. On lira aussi avec intérêt des détails sur la guerre maritime au large des côtes françaises où furent mêlés bien malgré eux des chalutiers arcachonnais. Le texte s’achève sur l’arrivée à Arcachon ou sur les plages girondines de réfugiés du nord républicain, beaucoup étant renvoyés vers la zone de guerre dès le soir même !

   Très original aussi le sujet traité par Jean-Michel Mormone racontant L’épopée de l’avion Canari s’attaquant à la première traversée française de l’Atlantique nord et dont l’aventure se termina  victorieusement sur la plage de Mimizan où il fut secouru par des aviateurs de Cazaux.

   Autre sujet : Anthony Douet raconte Les deux meurtres à Malprat (1912 et 1937) de façon fort habile en citant presqu’uniquement des extraits de presse de l’époque. On lit cela un peu comme un récit policier.

   Notons encore, par Bernard Dutein, la deuxième partie de l’histoire de la chapelle N.D. des Monts de La Teste qui apporte des éclaircissements essentiels sur cette église engloutie par les sables.

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(*) En vente (10 €) dans des librairies, sur abonnement ou au MA.AT à Arcachon.

+ « Touché-Coulé » par Emmanuel Fouré. (*)

– À La Teste-de-Buch, Armelle Hervieu a rencontré pour « Sud-Ouest » l’auteur qui est le pianiste et créateur du groupe Doozy mais qui, après la musique, a eu envie, dit-il, « de faire chanter les mots ». D’où, après « 29 secondes » déjà paru, vient son deuxième thriller qui commence sur le Bassin, passe par Venise et s’achève à Saint-Martin. L’auteur résume ainsi son roman : « C’est l’histoire d’un chanteur à la mode qui disparaît et que recherchent sa maîtresse et un inspecteur de police. Et voilà que le détective tombe amoureux de sa coéquipière… ». Il confie : « Je ne sais jamais où je vais quand je commence. Finalement, je suis emporté comme si j’étais le lecteur de ma propre histoire ». C’est peut-être un bon moyen pour rendre le récit très vivant. Dans « La Dépêche du Bassin », Fabienne Amozigh-Gay conclut ainsi : « Il ajoute une note un peu plus noire à ses partitions et se dévoile en écrivain subtil qui verse dans le drame psychologique et manichéen ».

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(*) En autoédition. 23, 90 €. Renseignement : emmanuelfoure.com

+ « Le Bunker 502 d’Arcachon », par le GRAMASA (Groupe de recherches archéologiques sur le Mur de l’Atlantique. Secteur d’Arcachon). (*)

– Marc Mentel, l’un des co-auteurs du livret, s’est associé à Peter Gaïda, spécialiste de l’Organisation Todt, (Entreprise nazie de génie civil et militaire) pour évoquer un bunker bien particulier puisqu’il se trouve enfoui en plein centre-ville d’Arcachon. Construit en 1943, en face de la Poste, il servait de central téléphonique aux troupes d’occupation. Remis au jour en 2015 et désormais ouvert au public, « il constitue un véritable livre d’histoire », commente Marc Mentel. D’autant plus que son éditeur, Bruno Hubert ajoute « On y présente aussi Arcachon sous l’occupation, une genèse du Mur de l’Atlantique et sur l’organisation  de la défense allemande sur le Bassin ». C’est dans « La Dépêche du Bassin » du 22 juillet que l’on trouve tous ces détails sur la brochure. Et le journal d’ajouter : « Ce beau livre, richement illustré d’archives étonnantes, contient une bonne dose de précisions surprenantes ». (Article non signé).

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 (*) Édité par Bruno Hubert. 64 p.14 €. Réservations : http://www.arcachon.com  et Office du tourisme d’Arcachon (05 57 52 97 75).

                                        * AUTEURS  DU  BASSIN *

+ « Le chien qui parlait » par Nicolas Babin. (*)

– « L’Arcachonnais Nicolas Babin a un C.V. impressionnant », écrit Bruno Béziat dans « Sud-Ouest ». Et de révéler comment, travaillant pour la B.N.P. à San Francisco, il va assister en 1989 aux prémisses d’internet et installer alors le premier système d’email du monde. Puis ce sera la direction européenne de la division cartographique de  Sony où il mettra au point le premier système GPS. Toujours chez Sony, il poursuit son parcours dans la robotique. Il y conçoit le premier robot d’intelligence artificielle, le chien Albo qui comprend plus de cent mots. Une révolution. D’où, préfacé par Fabrice Collaro, le journaliste de TF1 expert en technologies nouvelles pendant trente ans, le titre du livre de Nicolas Babin « Le chien qui parlait ». Un livre dans lequel, celui qui est encore aujourd’hui consulté par Google, IBM ou Huwei, raconte ses souvenirs qui se confondent avec l’histoire des nouvelles technologies. « Un ouvrage facile à lire, pédagogique, composé de courts chapitres illustrés », commente Bruno Béziat. Ouvrage qui ne manque d’humour lorsque son auteur, parlant du GPS, dit que ses voisins d’alors, à Londres,  « voulaient tous essayer la voiture qui parle »  ou bien lorsqu’internet, au milieu de modems faisant un bruit d’enfer, servait à échanger… des recettes de cuisine.

Mais, ajoute Bruno Béziat, « Ce livre est aussi une réflexion sur l’intelligence artificielle qui, selon l’auteur, doit augmenter l’humain et pas le remplacer ». D’ailleurs, ne s‘ouvre-t-il pas sur la pensée de Rabelais « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ?

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(*) Autoédité sur Amazon. 17 €.

+ « Gus l’hippocampe », par Mireille Joseph-Séverac. (*)

– À ses talents de musicienne et de professeur de danse, Mireille Joseph-Séverac ajoute maintenant celui d’auteure. La retraite venue, elle vient de publier « Gus l’hippocampe », deux contes pour enfants. Dans « Sud-Ouest », un article signé A.H. raconte la genèse du livre : « Mireille avait l’habitude de raconter des histoires à ses jeunes ballerines et de leur inventer chaque année des contes. Mais c’est la première fois qu’elle en écrit un et qu’elle l’illustre de ses propres dessins ».

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(*) Autoédité. En vente à la Maison de la Presse de La Teste ou auprès de l’auteure : 06 80 24 46 52.  

+ « Les rêves flous ». Recueil de poèmes d’Alain Le Berre (*).

– Fabienne Amozigh-Gay, journaliste à « La Dépêche du Bassin » a rencontré cet Arcachonnais, bien connu dans sa ville où il circule sur sa Harley. Elle nous dit de lui que, très jeune, il a compris qu’il aimait la musique des mots. Elle ajoute : « Cette musique qui peut raconter la nostalgie, l’amour, le temps qui fait nos vies, celui qui les défait mais aussi ces mots qui sont un hymne à la nature ».  On devine donc les thèmes traités dans ce recueil.  L’auteur a confié aussi sa manière de travailler : « Je n’écris qu’à la main, jamais à l’ordinateur, ainsi je peux retoucher mes poèmes, les griffonner et les numéroter ». Ainsi, on peut imaginer qu’il les sent naître, grandir, vibrer comme des  êtres vivants.  Depuis 1995, il en a 274 à son actif, nés, dit-il, «de sa sensibilité car il n’y a pas d’école de poésie ». Son école, c’est, ajoute la journaliste, « son amour pour les oiseaux, les tortues et les espaces sauvages que lui offre la nature ». Toute la richesse d’une inspiration qui vit  dans les poèmes d’Alain Le Berre.  

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(*) Distribué chez Amazone et à la FNAC. 40 poèmes. 9,90 €.

+ « Du faire à l’être : à la recherche du moi », par Roselyne Chambost. (*)

– Chantal Moreau a rencontré cette auteure pour « Sud-Ouest » du 20 juillet. On apprend que Roselyne Chambost qui réside à Cassy (commune de Lanton) a travaillé quarante ans en Angleterre pour y effectuer du soutien psychologique auprès des traumatisés. De ce parcours de vie, elle a tiré un livre qui est, dit-elle, comme une longue réflexion basée sur une citation tirée d’Hamlet : ‘’ La vie est une pièce de théâtre et nous en sommes les acteurs ». Elle exprime alors  ses petits bonheurs et ses interrogations,  arrivée à  l’âge de la retraite, qu’elle vit comme le moment d’un passage du « faire » à « l’être », voulant apprendre à vivre intéressant. D’où le titre de l’ouvrage.

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 (*) Autoédition. 8 €. En vente auprès de l’auteure rchambost@gmail.com 

+ « Et si c’était ça, mon bonheur ? », par Patrick Filipe. (*)  

– Ce Sallois a travaillé vingt ans en milieu hospitalier. Fort de cette expérience, il a écrit son roman en se basant sur les milliers d’anecdotes qu’il a vécues. Armelle Hervieu écrit dans « Sud-Ouest » : « L’infirmier possède ainsi une belle toile de fond  ainsi qu’une galerie de personnages que l’on retrouve dans son livre ». L’héroïne, c’est Virginie mais, dit l’auteur, « l’histoire de Virginie, c’est un peu la mienne. Mais j’ai trouvé amusant de passer dans le corps d’une femme ». Cadre de santé de 48 ans, elle fait une sorte de burn-out et remet tout à coup en cause une vie toujours entièrement axée sur son boulot. L’auteur ajoute : « Mon livre, c’est le parcours initiatique d’une femme qui choisit ne plus passer à côté de sa vie ». D’où son interrogation finale et le titre du livre : « Et si c’était ça, mon bonheur ? ». La journaliste termine son article en citant encore Patrick Filipe : « Ce roman risque de parler à beaucoup de gens. Il parle de choses universelles qui nous touchent tous ».

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(*) Autoédité avec le concours de A4PM. 256 p. 18 €.  En vente au 06 62 89 53 92 ou  f.patrick29@gmail.com.

+ « Guide amoureux de la presqu’île », par Alexandra Favre et Jean-François Dareths.

– Elle est journaliste. Lui, photographe. Le confinement les a enfermés dans leur maison des Jacquets. Ce qui, paradoxalement, leur a donné envie d’écrire ce guide qui « représentait une opportunité de sortir » ainsi que l’écrit « La Dépêche du Bassin ». D’où un livre fait de rencontres avec les commerçants les plus divers du Cap Ferret mais aussi ouvert sur des curiosités architecturales, sur des balades originales et sur des artistes. Au bout de l’évasion, rien que des coups de cœur et quarante portraits  ou lieux à découvrir.

+ EN BREF

– À l’occasion de l’exposition de peintures de l’Audengeoise Clotilde Heraut, Stéphane Thierry dans « Sud-Ouest » rappelle qu’elle a écrit cinq romans dont « Les rêveries sensuelles de Lyselotte », en 2014, ayant pour cadre le Bassin. (Éditions du Horsain).  

– Cécile Rigaux, une Gujanaise, a traduit de l’anglais « À l’écoute des baleines » du Canadien Andrew Stevenson. Ce qu’écrit Bruno Béziat dans « Sud-Ouest » qui annonce une exposition de photos extraites du livre  « Chez Pierre », le restaurant du Cercle de voile d’Arcachon. (Éditions Elytis).

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