1923, 11 novembre : Hommage A nos Glorieux héros; la vie reprend, la route du Ferret, la chasse aux alouettes !

AV/11 nov.

     * LA VIE QUOTIDIENNE  DES  ARCACHONNAIS  IL Y  A PRESQUE 100 ANS *

par Jean Dubroca

VUE par L’AVENIR du 11 novembre 1923

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ARCACHON EN NOVEMBRE

* Albert Chiché rend compte de la commémoration du 11 novembre 1918. Il cite des extraits du discours du maire, M. Ramon Bon : « Glorieux héros, vous avez permis à la France de récupérer l’Alsace et la Lorraine et ainsi de réparer le crime que l’Allemagne avait commis voici 44 ans. À vous qui nous avez donné cette paix basée sur la justice et qu’on essaie de faire glisser sur ses assises,  nous disons que nous avons pris la résolution de faire respecter les engagements pris. Dormez donc, héroïques morts issus de cette terre arcachonnaise qui nous avez assuré la Paix. »

Pleureuses, sculpture sur un monument aux morts qui sera inauguré l’année suivante en 1924 / son histoire

Puis l’éditorialiste de « L’AVENIR » évoque la vie qui reprend. « Au Cap Ferret, on a tué des quantités de grives et d’alouettes. La saison s’annonce brillante, ainsi que le déclarent les agents de location. Nous aurons surtout beaucoup d’Anglais. MM. Vous trouverez ici des marrons à bon compte, étant donné le bénéfice que vous faites sur le change. Mais n’ayez pas la prétention de nous les faire retirer du feu en  nous brûlant les doigts et de les croquer ensuite à notre barbe avec vos longues dents. À bon entendeur, salut ! ».  

                                                   * L’heureux dénouement : L’AFFAIRE DU GAZ *

* La Ville devait à la Compagnie du gaz la somme de 250 000 frs, pour remboursement de droits d’octroi indument perçus et pour le compte d’attente arrêté fin 1918. Avec les intérêts et l’indemnité complémentaire, la dette de la ville se montait à environ 500 000 frs. Une somme que la ville ne pouvait pas payer.

Après de longues discussions, la Compagnie a renoncé au remboursement des droits indus. Puis le cahier des charges a été modifié de telle façon que la Cie prolonge de cinq ans sa concession et renonce à l’augmentation des prix de fournitures qui avait été prévu le temps d’amortissement de la dette. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette largeur de vue de la Cie pour donner satisfaction à la population.

            * CORRESPONDANCE : « MON CURÉ CHEZ LES PAUVRES *

+ M. Honoré Ferut écrit : « Après votre article sur la souscription pour le clocher de St Ferdinand,  ‘’Mon Curé chez les riches’’, vous devriez écrire : « Mon curé chez les pauvres ». Car c’est avec les deniers de la veuve que la France a construit la Basilique du vœu national et le pauvre, si près de la crèche de Bethléem et de l’atelier de Nazareth, c’est la fortune du monde. »

                                                       * INFORMATIONS  *

+ La route d’Arès au Cap Ferret est actuellement terminée jusqu’à Claouey.

+ Un service solennel à la mémoire des morts de la grande guerre a lieu le 11 novembre à 10 h. en l’église Notre-Dame d’Arcachon.

+ M. Veyrier-Montagnères est parti pour la Côte d’azur.

+ La villa Constantine qui a  appartenu à M. Damrémont, ancien maire d’Arcachon, a été achetée par M. Couvreux. 

+ La route d’Arcachon à La Teste n’est pas éclairée. Il en résulte de nombreux accidents. Les deux communes devraient s’entendre pour réaliser son éclairage.

+ M. Caillaux, retenu dans son département par les élections sénatoriales dont il a la prétention de s’occuper, bien que condamné et flétri par la Haute cour, ne viendra à Arcachon qu’en février prochain pour y passer quelques jours à l’hôtel.

+ La Société des concerts fait savoir que les concerts reprendront à 16 h à l’hôtel Victoria le 25 novembre

                                   * LES SPECTACLES À L’OLYMPIA *

+ Les spectateurs se sont rendus en foule pour entendre l’opérette « Dédé », présentée par les tournées Barret. L’orchestre du théâtre municipal a exécuté la partition avec sa maestria habituelle, les voix étaient belles et l’on a été ébloui sur scène par un essaim de jolies femmes.

+ Lundi 12, la tournée du théâtre de la Porte Saint-Martin jouera « Cyrano de Bergerac ». C’est une bonne fortune pour notre public d’applaudir le chef-d’œuvre d’Edmond Rostand.

            * ET PENDANT CE TEMPS-LÀ À LA UNE DE « PARIS-SOIR » *

+Le plus grand péril national : la dépopulation.

+ Après l’échec du coup d’état en Allemagne, la république n’est pas sauvée. Ludendorff remis en liberté sur parole. 

+ Le crime de Melun. Le dépeceur Dervaux, fils d’aliéné, n’est-il pas fou ?

+ Les assurances sociales. Les employés de la région parisienne exigent leur mise en place rapidement.

+ Rentrée parlementaire. Près de quarante interpellations.

+ Les leçons de l’Armistice. Le ministre de l’enseignement appelle à une leçon sur la Grande Guerre dans toutes les classes de France.

+ Le président de la République visite le Salon d’Automne.

+ Cuisine à emporter : providence des petits budgets et des gens pressés.

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